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Musique / Music of the world

Les albums qui ont marqué notre année universitaire

Les albums qui ont marqué notre année universitaire

Blond, Franck Ocean

Ce fût une terrible décision à prendre. L’une des plus belles créations musicale de ces dernières années, mais qui ne peut faire partie de cette liste. Un album superbe artistiquement parlant, qui ne comporte qu’un seul défaut : sa date de sortie.
Ô malheur ! Blond est sorti le 20 août 2016, soit 12 jours avant le début de la rentrée universitaire ! Désolé Franck, mais les règles sont les règles.D’un point de vue musical, ce deuxième opus teinté de pop, de R’n’B et de hip-hop nous téléporte dans un univers particulièrement apaisant. Les sonorités y sont douces sans pour autant rendre les morceaux insignifiants.
Les 17 titres qui composent cet album sont d’une rare hétérogénéité. La variété des formats se ressent au niveau de la longueur des morceaux – entre 1:07min pour le plus court et 9:24min pour le plus long – mais également au niveau des inspirations. Les prises sonores (Facebook StoryBe Yourself) apportent une touche de réalisme et de sincérité très appréciable. Bref, l’écoute de cet album est un véritable bonheur au quotidien.

DAMN., Kendrick Lamar

Le 14 avril dernierKendrick Lamar sortait un album particulièrement attendu. Toute la scène hip-hop souhaitait à nouveau voir à l’oeuvre le prodige de Compton, et il n’a déçu personne. Considéré comme un subtil mélange entre l’intemporel et le moderne, DAMN. Contient aussi quelques-uns des meilleurs textes de l’artiste.
On nuancera les critiques par une impression de moins bien sur la deuxième partie de l’album. Une nuance elle-même nuancée par le fait que ce « moins bien » classe les productions de Kendrick encore bien au-dessus des « très bien » d’autres rappeurs.

Awaken, My Love!, Childish Gambino

Le 2 décembre dernier marquait le retour de Childish Gambino avec le doux Awaken, My Love!. Des compositions soul et groovy et du chant en lieu et place du rap marquent l’indépendance d’un artiste aux multiples talents.
La basse slappée et les cuivres accompagnent un album à l’univers psychédélique, bien loin des standards proposés par ses compères de la scène hip-hop américaine.

Une oeuvre remarquable donc, qui est aussi l’illustration du courage de cet artiste que le changement n’effraie pas et qui n’hésite pas à expérimenter pour se réinventer. C’est un beau cadeau que nous a offert Donald Glover pour les fêtes, lui qui va certainement faire une pause musicale pour se consacrer au cinéma. Mais il ne fait nul doute qu’il reviendra à la musique, lui qui se veut libre et indépendant dans sa vie d’artiste.

Farewell, Starlite!, Francis and The Lights

Il ne cumule pas les millions de vues sur Youtube, et vous ne connaissez peut être même pas son nom. Pourtant, le 24 septembre dernier, on a prit une sacrée claque en découvrant cet album, et au passage cet artiste.
Francis and The Lights est un projet mené par ce fameux Francis, et qui rassemble tout ceux qui veulent bien y participer. Autour de ce ralliement gravitent des artistes comme Bon Iver, Kanye West, Drake ou encore Chance the Rapper. C’est pour eux une manière alternative de communiquer, par la voix rêveuse de Francis, et sur des sonorités pop et folk teintées d’électronique.

22, A Million, Bon Iver

La sortie du troisième opus de Bon Iver était attendue, et pour ne rien vous cacher, nous faisait un peu peur. Non pas qu’il y avait un doute sur le talent de Justin Vernon et de son groupe. L’appréhension venait plutôt du fait que ce n’est que leur troisième album en 10 ans, et que le dernier, sorti en 2011, avait été élu album de l’année par le très sérieux Pitchfork. C’est un peu comme si ton grand frère a fait Harvard, pas facile de passer juste après.

Le 30 septembre, Justin Vernon sortait une nouvelle fois de sa cabane du fin fond du Wisconsin avec 10 nouveaux morceaux. Un album court – à peine 34 minutes – mais d’une qualité encore une fois remarquable. L’instru est plus électronique que pour les précédents albums, et le chanteur s’est pas mal amusé avec l’auto-tune pour faire de sa voix un instrument à part entière.

On retrouve cette mélancolie amoureuse si caractéristique de l’artiste, qui va encore une fois chercher dans ses joies et ses souffrances pour recréer un univers sensible et apaisant. La sincérité est une nouvelle fois le maitre-mot d’une oeuvre qui prend aux tripes.

4 Your Eyez Only, J. Cole

Après 3 ans d’absence, Jermaine Cole sortait le 9 décembre dernier son album 4 Your Eyez Only. Né à Francfort, en Allemagne, l’américain nous a proposé juste avant les fêtes un recueil de 10 titres dans un style très traditionnel qui lui ressemble. Des beats marqués, et un rap influencé par les Notorious B.I.G, Nas, ou autres 2Pac, dont il s’est naturellement inspiré pour le titre de ce quatrième opus. Pourtant, cet album réservait quelques surprises.

Stoney, Post Malone

Il se trouve que ce 9 décembre 2016 fût un jour faste pour la musique. Après J. Cole, c’est Post Malone qui nous faisait découvrir son univers dans un premier album intitulé Stoney.
Une base hip-hop avec quelques nuances de cloud rap, le tout influencé par la country et le son de la guitare, son instrument de prédilection. Un style complété par un flow finalement assez monotone, avec peu de variations mais à des hauteurs différentes.

Stoney est la confirmation des espoirs placés en celui qui est cités parmi les 2016 Freshmens par le magazine XXL. 14 morceaux qui forment un ensemble relativement homogène, dans lesquels s’invitent Justin Bieber, Kehlani et Quavo.
Ce premier album signe l’identité du jeune rappeur originaire de Syracuse. Les sonorités inspirent une sorte de spleen moderne, rythmé par toute l’énergie que peut transmettre les beats de ses compositions. Assurément un artiste attendu dans les prochaines années, pour la confirmation.

Relaxer, alt-J

Relaxer est la véritable surprise de cette fin d’année. Sorti une semaine plus tôt que la date initialement prévue, le dernier album de alt-J survient 2 ans et demi après leur dernier opus, et une pause musicale bien méritée pour les membres du groupe.
Les 8 morceaux sont disponibles depuis le 2 juin dernier, sous une couverture créée par Osamu Sato et inspirée d’un vieux jeu de PlayStation.

Encore une fois, la qualité a été préférée à la quantité, l’album durant moins de 40 minutes. Mais quel bonheur de retrouver ce groupe inspiré de la pop-rock britannique, des retouches numériques et d’un zeste de Radiohead.
Avec l’apaisement de Last Year, la mélancolie de House of the Rising Sun, ou les sonorités pop de Deadcrush, c’est un large champ musical qui est décrit dans un enregistrement qui ignore les frontières.
Le groupe cultive sa différence au fil des années, ce qui les rend toujours plus difficiles à caractériser. Ils s’inscrivent à leur manière dans cette mouvance alternative qui remet la musique au centre du débat.

 

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